le DTR du beauf'On dit toujours que les bonnes résolutions prises en début d'année sont faites pour ne pas être tenues. Je ne pense pas comme cela, c'est pour cela que j'évite d'en prendre !

Mais là, un peu plus haut dans les articles, on trouve celle que j'ai prise cette année et joie, je n'aurais mis ** QUE ** cinq mois pour la tenir...

Oui, j'ai mis fin à la malédiction qui m'a éloignée du guidon pendant tout 2008 et après un an et demi (!) d'abstinence, j'ai fait une vingtaine de kilomètres au guidon du DTR du beauf'.

Et quels kilomètres...

Bon d'accord, j'avais prévu de faire un (petit) tour... Et puis comme il fallait acheter du pain et que la boulangerie du village était fermée le lundi, il a fallu que j'aille à celui d'à côté... Deux bornes et demi... route étroite, pas trop de lignes droites, peu de circulation et juste un ou deux vélos... Seulement voilà, j'ai pris la  (mauvaise ?) habitude de prendre un autre chemin pour rentrer... Alors je vais prendre un autre chemin... Sauf que si je connais bien la plaine, j'ai pas franchement le nom des villages dans la montagne en tête... Ah ? Je ne vous avais pas dit que c'était dans la montagne ? Je roule dans le Forez en fait, c'est pas très haut mais qu'est ce que ça tourne et que c'est beau (enfin tout est relatif, hein, c'est pas les Grandes Jorasses ou le Verdon, mais c'est pas ma Brie non plus !!!) !

 

Cap à l'est, toujours plus haut... le DTR s'essouffle vite dans ces conditions - il y a un gros gouffre entre 5000 et 6500 tours, pire que sur mon DTLC mais moins que quand j'avais déjà essayé cette machine il y a quelques années, le moteur  a été refait - donc il faut jouer du sélecteur et envoyer les watts pour dépasser le 70. A tel point que je ressens vite une crampe à la cuisse gauche, que je fais passer en changeant plusieurs fois de position en selle (j'aime mieux la position de mon DTLC, définitivement)

Les chaussées sont en très bon état, il n'a pas encore fait trop chaud et elles n'ont pas fondues (comme je l'avais vécu de l'autre côté de la vallée en août... 1994 ?), malgré les crampons (connait pas la marque du pneu AR) pas de surprises en tenue de cap et mes vilains réflex du TT reviennent vite, même si je n'ai pas mon équipement normal pour faire de la moto... La preuve, face à un joli chemin commençant par un gué, je suis resté sur le bitume... J'ai failli quand même y aller ! Le neurone TT est encore là visiblement...

Avant le premier village, une ferme se pose en haut d'une colline, faisant le tour d'un château renaissance - que mon beauf' ne connait pas quand je lui en parle, pourtant il est né dans le coin et je suis  à moins de 10 bornes de chez lui - Joli point de vue mais je lui ai laissé mon appareil photo donc, pas de tourisme, "on l'a vu ton caillou" (™) et roule... Enfin un  panneau avec un nom qui me dit quelque chose - on y est passé hier au retour d'une virée en voiture plus bas dans la montagne, j'enrageais d'être en voiture mais bon, 120 bornes avec les 7 places occupées, plus le chien, ça ne l'aurait pas fait avec le 125 - et j'entame la descente... Une petite pointe me montre que l'engin à de la ressource une fois passé 7000 tours mais ce n'est pas le programme du jour, doucement cocotte, ça tourne au bout... Je saute sur les freins et... Ça freine, sans plus... Je n'aime toujours pas les disques sur ces petites machines.

Retour au village, hop on se gare dans la cour, malgré la banane, j'arrive à retirer le casque... Un peu plus de 20 bornes au journalier...

Par contre, vu le tricotage de vitesse, la cheville s'en ressent... Mais Bon Dieu que c'est bon d'avoir mal pour cela !

Prochaines étapes, rouler avec une de mes motos et aller en Normandie le 14 juillet  avec ma femme, pour fêter une sortie "identique" en 1989, avec le DTLC ! Putain ! 20 ans

PS: mal barré, y a de l'essence qui coule par le cylindre av gauche :(